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1311 Words
La sensation est intense. Ce n’est pas seulement le sexe ; c’est son poids. Il me plaque au sol, sa poitrine écrase mes seins, son souffle chaud et haletant contre ma nuque. Il reste immobile pendant une longue minute. Il demeure là, profondément enfoui en moi, me laissant sentir chaque pulsation de son sang. « Tu sens ça ? » grogne-t-il, sa main trouvant ma gorge et serrant juste assez pour brouiller ma vision. « C’est un homme, Elara. Pas un garçon. » Puis, il commence à bouger. Ce n’est pas un rythme rapide. C’est une friction profonde et lancinante. Il se retire presque complètement, la sensation de sa verge striée frottant contre mes parois sensibles me faisant sangloter, puis il s’enfonce à nouveau avec une force lourde et viscérale. À chaque fois qu’il atteint le fond, le bureau gémit sous nous, le bois craquant en signe de protestation. Je le griffe dans le dos, mes ongles traçant de fines lignes rouges sur sa chemise blanche. Je suis absorbée par le rythme : le claquement humide de notre peau, l’odeur du whisky et du sel, et le martèlement puissant et incessant de ses hanches. Il change de prise, m’agrippe la taille et me soulève vers le bord du bureau pour pénétrer plus profondément. Il est implacable. Il ne cherche pas un soulagement rapide ; il cherche à me coloniser. Il explore chaque centimètre de mon intérieur, son sexe heurtant des zones dont j’ignorais même l’existence. « Tu es tellement mouillée », halète-t-il, accélérant enfin le pas. « Tu es restée aussi mouillée pour lui ? T’a-t-il déjà fait crier comme ça ? » « Non ! » hurlai-je en rejetant la tête en arrière, mes cheveux se répandant sur les papiers éparpillés. « Jamais. Toi seul. Toi seul, Silas. » Les mots crus ajoutent une dimension brûlante au plaisir. Il commence à me pénétrer avec force, un rythme plus rapide, plus animal, si bien que le lourd bureau glisse légèrement sur le sol. La friction se transforme en un cordon brûlant dans mon ventre, se contractant de plus en plus à chaque coup profond et liquide. Je sens l’o*****e monter, une vague de chaleur qui part de mes orteils et remonte jusqu’à moi. Je tremble, mes jambes frémissent contre son dos, ma voix est cassée. « Voilà », gémit-il, son rythme s’accélérant. Il me saisit la mâchoire, m’obligeant à le regarder au moment de l’o*****e. « Regarde-moi. Regarde qui te fait ça. » L’explosion est dévastatrice. Je hurle dans la maison vide, mes muscles se contractent violemment contre lui dans un spasme rythmé et brutal qui semble interminable. Je vois des étoiles, mon corps se raidit sous l’effet du plaisir qui m’envahit par vagues de chaleur pure et intense. Silas ne ralentit pas pour me laisser reprendre mon souffle. Il maintient le rythme, ses coups plus courts, plus secs, jusqu’à ce qu’il laisse échapper un rugissement guttural, animal. Il me plaque contre le bureau, son corps se contractant tandis qu’il déverse sa chaleur profondément en moi, son front contre le mien lorsqu’il jouit enfin. Nous restons ainsi longtemps, le seul bruit étant le martèlement régulier de la pluie et notre propre respiration saccadée et résonnante. Il finit par se retirer. Il ne me regarde pas tandis qu’il ajuste ses vêtements, ses doigts s’activant avec cette même précision terrifiante et disciplinée. Je vois son pouls s’accélérer dans son cou. « La femme de chambre a préparé la chambre bleue à l’étage », dit-il d’une voix redevenue froide et posée. « Allez-y. Lavez-vous. Nous discuterons de vos “dettes” au petit-déjeuner. » Elara La « chambre bleue » est un chef-d’œuvre d’élégance froide et suffocante. Je suis debout au milieu de l’immense douche à l’italienne, l’eau brûlante tentant d’effacer l’odeur de Silas Thorne. En vain. Je sens encore son poids dans mes os. Je ressens encore cette douleur sourde et lancinante entre mes jambes – un rappel constant et pulsatile du bureau de la bibliothèque et de son regard lorsqu’il me détruisait. Je croise mon reflet dans le miroir embué. Mon cou est une carte routière de bleus. Des marques sombres et violacées là où ses dents ont mordu ma peau, là où ses doigts ont serré ma gorge. J’ai l’air d’une femme qu’on a marquée. Je m’enveloppe dans un épais peignoir de soie blanche et entre dans la chambre. Sur le lit, des vêtements propres sont disposés. Pas les miens – je n’ai pas pris de sac. Ils sont neufs. Chers. Un pantalon en soie et un pull en cachemire couleur crème qui crie « richesse Thorne ». Il me marque déjà au fer rouge. Je m’habille, les doigts tremblants tandis que je boutonne mon pantalon. Le tissu est doux contre ma peau sensible, chaque mouvement ravivant le souvenir douloureux de la nuit dernière. Je descends le grand escalier, la maison silencieuse embaumant le cirage au citron et le café de luxe. Silas est dans le coin repas, une pièce vitrée donnant sur les jardins détrempés par la pluie. Il porte un costume bleu marine, ses cheveux sont parfaitement coiffés, et il lit le Wall Street Journal comme s’il n’avait pas passé la nuit avec l’ex-petite amie de son fils. « Asseyez-vous », dit-il sans lever les yeux de son journal. Je m’assieds. Une servante apparaît comme par magie, me verse un café et pose devant moi une assiette d’œufs et de saumon fumé. Je suis incapable de manger. J’ai l’estomac noué, un mélange d’adrénaline et d’une faim que je n’ose même pas nommer. « Tu as bien dormi, Elara ? » demande-t-il en pliant enfin le papier et en me regardant. Ses yeux sont gris ardoise et impénétrables. « Tu sais bien que non », je murmure d’une voix rauque. Ma voix est encore abîmée. « Bien. » Il se penche en avant, sa présence rétrécissant instantanément la pièce. « Julian a appelé ce matin. Il est à Las Vegas. Il n’a plus d’argent et il pense pouvoir rentrer pour renégocier son argent de poche. » Mon cœur se serre. « Va-t-il venir ici ? » « Il le croit. » Silas prend une lente gorgée de son café, sans quitter mes yeux des siens. « Je lui ai dit que la maison était occupée. Je ne lui ai pas dit par qui. » L’air de la pièce semble se raréfier. L’idée que Julian puisse nous surprendre ainsi est un choc brutal, un retour brutal à la réalité. Mais sous cette peur se cache une excitation sombre et perverse. « Qu’est-ce que tu vas faire ? » je demande. « Je vais le laisser venir », dit Silas, un sourire sombre et malicieux étirant les coins de ses lèvres. « Et je vais m’assurer qu’il voie exactement ce qu’il a perdu. Mais en attendant… » Il se lève et contourne la table. Il ne se dirige pas vers la porte. Il s’arrête derrière ma chaise, ses grandes mains se posant sur mes épaules. Il se penche, son souffle chaud contre mon oreille, et je sens déjà la chaleur familière et pesante de lui s’éveiller. « Je pense que nous avons encore quelques points à aborder avant son arrivée. » Il fait glisser sa main le long de mon pull en cachemire, ses doigts trouvant mon téton à travers le tissu fin. Je laisse échapper un gémissement rauque et aigu, ma tête retombant contre son ventre. « Silas, le personnel… » « Le personnel sait qu’il ne faut pas m’interrompre », grogne-t-il. Il attrape la fermeture éclair de mon pantalon de soie, ses jointures effleurant mon entrée. Je suis déjà mouillée. Je tremble déjà. Il me soulève de ma chaise et me plaque contre la paroi vitrée du coin repas. La pluie fouette l’autre côté, la lumière grise du matin révélant chaque rougeur de ma peau, chaque marque sur mon cou.
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