POV de Cécilia
Vendredi matin, l'atelier mécanique m'a appelée pour m'informer que ma voiture avait été réparée. Après avoir récupéré mon véhicule, j'étais sur le point d'appeler le vieil homme, Liam, quand je me suis souvenue de ce costume. J'avais promis de le nettoyer et de le lui rendre...
Après mûre réflexion, j'ai composé le numéro. D'abord, je l'ai informé que ma voiture était réparée, puis j'ai envoyé les détails et les coûts de la réparation. À la fin de mon message, j'ai ajouté : "Serait-ce trop osé de demander la taille, le poids et les mesures de votre patron ?"
Mon raisonnement était pratique—puisque le costume était un ensemble complet, je voulais acheter un remplaçant assorti plutôt que de retourner des pièces dépareillées. Il m'avait montré de la gentillesse en me prêtant ses vêtements ; le moins que je pouvais faire était d'éviter de lui causer des désagréments.
Liam : "..."
J'ai attendu assez longtemps sans recevoir de réponse. Peut-être que le vieil homme ne connaissait pas les réponses et devait demander à son patron ?
Je n'y ai pas réfléchi davantage. Alors que j'approchais du carrefour suivant, j'ai reçu un appel du directeur financier qui avait besoin de vérifier certaines données avec moi.
La blessure sur mon front s'était presque complètement cicatrisée, alors j'ai fait demi-tour et suis partie au bureau. Après avoir été absente pendant plusieurs jours, mon arrivée dans le département de projet a suscité dans mon équipe un déferlement de salutations inquiètes.
Je ne leur avais pas encore annoncé ma démission. Cette pensée me rendait vraiment regretteuse - mon départ signifiait qu'ils allaient devoir s'adapter à un nouveau superviseur, encore une fois.
Après avoir rendu visite au directeur financier, je suis retournée à mon bureau et j'ai passé l'après-midi à rattraper le travail accumulé. En fin d'après-midi, j'avais terminé de rédiger ma lettre de démission, prévoyant de la soumettre à Xavier avant de partir.
Cependant, avant la fin de la journée de travail, j'ai entendu quelque chose de répugnant alors que je me servais de l'eau à la fontaine.
"D'après les bruits de la secrétaire, la quatrième fille de l'Alpha de la Meute de l'Ombre, Cici White, a commencé à travailler dans notre entreprise aujourd'hui. L'Alpha l'a mise dans son propre bureau."
"La Meute de l'Ombre et la Meute de Lune de Sang projettent-elles une alliance par accouplement ?"
"As-tu oublié que notre Manager Cécilia est la compagne de l'Alpha ? S'ils forment un lien, qu'adviendra-t-il de la Manager Cécilia ?"
Tout le monde se tut, échangeant des regards avant de soupirer en chœur. Ils continuèrent à boire leur café en chuchotant sur l'impudence de Cici, mon sort malheureux et l'insensibilité de Xavier.
Je me tenais à l'extérieur, écoutant silencieusement.
Finalement, je revins à mon bureau avec ma tasse vide, m'assis dans ma chaise en regardant dans le vide pendant quelques instants, puis saisis ma lettre de démission imprimée et montai immédiatement à l'étage.
Mieux vaut rompre les liens plus tôt que tard.
Lorsque j'atteignis l'étage exécutif, Bêta Henry se précipita pour m'intercepter, l'air extrêmement nerveux. "Luna Cécilia, l'Alpha est en réunion. Ce n'est pas le moment."
Je hochai la tête en signe de compréhension apparente et feignis de m'éloigner. Dès que Bêta Henry se détendit, je fis volte-face et marchai avec des pas élégants mais rapides vers la porte.
Je saisis la poignée, la tournai et poussai fermement.
"Ah— !" Un cri de surprise retentit depuis le bureau.
Cici, vêtue seulement d'une serviette, était appuyée contre le dos de Xavier. L'ouverture brusque de la porte l'avait vraiment effrayée.
Le sourire de Xavier se figea instantanément.
Bêta Henry avait l'air mortifié, se couvrant les yeux et refusant de regarder à l'intérieur. "M-Manager Cécilia, vous voyez, Mademoiselle White était en train de déplacer des dossiers et... elle a transpiré, alors elle... elle a juste pris une douche. J'avais peur que vous mal compreniez, c'est pourquoi j'ai dit qu'il était en réunion..."
Mon regard magnifique se posa légèrement sur Bêta Henry, avec un mélange de pitié et de résignation. "Bêta Henry, vous sortez d'une université prestigieuse. Comme c'est triste que vous soyez presque devenu un entremetteur."
Avec cela, je me détournai de lui et pénétrai dans le bureau.
"Cécilia, qu'insinues-tu ? Tu n'es qu'une responsable de département, et pourtant tu oses faire irruption dans le bureau de l'Alpha ! Tu es virée - inutile de revenir demain !" Cici redressa sa posture, aboyant ses ordres de manière impériale.
J'avançai jusqu'au bureau, posai ma lettre de démission et parlai comme s'il ne se passait rien d'inhabituel. "J'ai déjà discuté de ma démission avec toi," dis-je, en m'adressant à Xavier. "Préparer un voyage prend du temps, donc je ne viendrai pas au bureau à partir de demain. Bien sûr, je prendrai le temps de finaliser le transfert de mes responsabilités."
Xavier ne pouvait pas soutenir mon regard. "Fais ce que tu veux," marmonna-t-il.
"Bien." répondis-je brièvement. Puis lentement, je déplaçai mon regard vers Cici puis retournai à Xavier, un sourire sarcastique aux lèvres. "Continuez votre... réunion ?" J'insistai lourdement sur le dernier mot.
À peine avais-je fait deux pas que la voix stridente de Cici déchira l'air derrière moi. "Que nous continuions ou non ne te regarde pas ! Cécilia, pour qui te prends-tu ? Xavier ne t'aime plus. Il m'aime maintenant. Celle qui devrait partir c'est—"
"SILENCE !" cria Xavier, la coupant.
Je pris une profonde inspiration, me forçant à rester calme.
Je redressai ma colonne vertébrale et me retournai. "Laisse-la parler. J'aimerais entendre jusqu'où peut aller l'impudence de la fille de la Meute de l'Ombre," lançai-je en relevant les yeux vers Cici. "Que tu l'aimes ou non, tu es une maîtresse, et le simple fait que je puisse pousser cette porte prouve que je peux te clouer à jamais au pilori de la honte des crapules de ce monde, tu comprends ?"
"Comment oses-tu me traiter de fille facile !"
Furieuse, Cici se jeta sur moi.
Je n'hésitai pas à lui asséner une gifle. Lorsqu'elle tenta de s'élancer à nouveau, je lui arrachai la serviette qu'elle portait et la poussai au sol en la saisissant par la tête.
Avant que ma main ne retombe, une force puissante me tira loin d'elle.
Je perdis l'équilibre et chutai en arrière, mon bas du dos heurtant violemment le coin du bureau. La douleur était si intense que des sueurs froides perlaient instantanément sur ma peau, et je ne pus émettre le moindre son.